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Le plan science ouverte dévoilé à l’université

Présente sur le campus Cité scientifique pour l’ouverture du congrès annuel des bibliothèques de recherche (Liber), la ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a présenté ce mercredi 4 juillet son plan pour la science ouverte. Doté de 5,4 M€ la première année puis de 3,4 M€ par an, il a pour objectif de "doubler d’ici la fin du quinquennat les publications en accès libre" pour atteindre 60 % pour la France.

Du 4 au 6 juillet, l'Université de Lille accueille en effet à Lilliad Learning center Innovation le 47e congrès annuel Liber qui réunit plus de 400 responsables de bibliothèque de recherche de toute l'Europe. La cérémonie d'ouverture s'est faite en la présence exceptionnelle de la ministre Frédérique Vidal. Devant une salle comble, elle a défendu le libre échange des informations et des savoirs entre les universités, les chercheurs et la société, et détaillé les neuf mesures de son plan, qui se déclinent selon trois axes.

Le premier est de généraliser un accès ouvert aux publications. L’une des mesures-phares est de rendre "obligatoire la publication en accès ouvert des articles et livres issus de recherches financées par appels d’offres sur fonds publics". Le plan prévoit de soutenir l’archive ouverte nationale HAL et simplifier l’importation d’articles issus d’autres plate-formes. La ministre a également annoncé la création d’un fonds pour la science ouverte, notamment pour cultiver la diversité du paysage éditorial scientifique français.

Le second axe concerne les données produites par la recherche. Là aussi, le plan prévoit l’obligation d’un accès ouvert, dès lors qu’elles sont issues de programmes financés par appels à projets sur fonds publics. En d’autres termes, les équipes qui répondent à ces appels devront systématiquement intégrer à leurs projets des plans de gestion de données. Le plan prévoit aussi des moyens supplémentaires pour développer et renforcer les infrastructures qui accueilleront ces données, et de nouvelles compétences (création d’un réseau d’administrateurs des données).

Le dernier axe vise à créer une dynamique et un "changement culturel" par diverses mesures (engager les opérateurs de la recherche à se doter d’une politique de science ouverte, former les doctorants, s’inscrire dans les efforts de structuration au niveau européen).



Liens associés
  • Le service ingéniérie des projets (Stemp) est la porte d'entrée des chercheurs à l'Université de Lille, et gère tout l'accompagnement des appels à projets, notamment les clauses sur l'open science.
  • Le service commun de la documentation (SCD) accompagne les chercheurs et les doctorants dans leurs démarches d'ouverture des publications et des données : mise à disposition de LillOA, archive ouverte institutionnelle de l'université connectée à HAL, soutien spécifique aux porteurs de projet H2020 et ANR, en lien avec le Stemp, soutien aux démarches de publications en Open Access, formation des doctorants et des chercheurs...
  • La direction valorisation de la recherche propose un service éditorial pour les revues, un service bibliométrique pour mesurer l'impact des publications. Elle peut développer la réutilisation des publications et des données grâce à ses partenariats avec le monde socio-économique.