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Covid-19 : obésité et « maladie du foie gras » rendent plus vulnérable

L’obésité couplée à une maladie du foie gras (stéatohépatite) est un facteur de risque de développer une forme grave de Covid-19. Ensemble, ces pathologies conduisent en effet à faciliter l’entrée du virus dans les cellules des patients. Ce résultat qui vient d’être publié dans le Journal of Hepatology implique une équipe espagnole, en collaboration avec deux autres, l’une allemande et l’autre française, dirigée par Vincent Prévot, du laboratoire Lille neurosciences & cognition (Lilncog¹) et de l'institut européen de génomique du diabète (Egid²). Ce dernier coordonne l’ERC Synergy Grant WATCH, projet européen lancé l’année dernière, qui a soutenu ces études.

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L’ERC a notamment pour objectif de comprendre pourquoi la communication entre le cerveau et le reste du corps via des hormones est altérée chez les individus atteints de maladies métaboliques (obésité, diabète de type 2, stéatose hépatique, etc.). Or ces derniers ont justement plus de risques de développer des formes graves de Covid-19. En outre, les patients atteints par le Covid-19 présentent également des symptômes neurologiques. Au printemps, alors que leurs laboratoires respectifs sont en partie paralysés par les restrictions de circulation, les trois équipes décident donc d’unir leurs forces pour essayer d’éclaircir ces différents aspects.

Mobilisation contre le Covid-19

Chaque équipe contribue aux travaux de l’autre. L’un est cette publication conduite par l’équipe espagnole de Rubén Nogueiras à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les deux autres s’intéressent aux relations entre cerveau et Covid-19. Le premier mené par Markus Schwaninger à l’université de Lübeck en Allemagne, a trait aux cellules qui tapissent la barrière protectrice du cerveau, les cellules endothéliales. Le second, par l’équipe de Vincent Prévot, a examiné la contribution éventuelle au Covid-19 d’une petite région du cerveau, l’hypothalamus. Elle s’est penchée en particulier sur les « gardes-barrières » qui régulent l’entrée des substances extérieures dans le cerveau et sont localisées dans cette zone, les cellules tanycytes (étudiées dans l’ERC). L’étude est en cours d’évaluation dans un journal scientifique, tout comme celle de Lübeck.


¹ (Univ. Lille/Inserm/CHU Lille)

² (Univ. Lille/CNRS/Inserm)



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