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Des attestations numériques pour tous les diplômé·e·s

Pour transmettre leurs diplômes aujourd’hui, les ancien·ne·s étudiant·e·s envoient par email des photocopies d’exemplaires papier, aisément falsifiables avec des logiciels de retouche photo. En outre, l’impression et la distribution de diplômes papier prend du temps, ce qui peut compliquer les candidatures lors de l’arrivée sur le marché du travail. Par ailleurs, les demandes de vérification de diplôme par les recruteurs mobilisent l’équivalent d’un emploi à plein temps à l’Université de Lille.

À partir de cette année, les choses vont changer. Les étudiant·e·s de l’université recevront très rapidement après l’obtention de leur diplôme un lien pour afficher une attestation de réussite numérique « à valeur probante » (exemple). Ils pourront l’envoyer à une entreprise lors d’une candidature, et le mettre en lien sur leur profil Lilagora ou Linkedin. Cette attestation, hébergée sur les serveurs de l’université et reposant sur une technologie blockchain, donnera aux employeurs tous les éléments pour vérifier l’authenticité du diplôme. Attention, il ne s’agit pas d’un « diplôme numérique », mais bien d’une attestation : l’université continuera de délivrer aux étudiant·e·s leur diplôme papier.

Ce système est d’ores et déjà en place pour les étudiant·e·s de l’université qui ont obtenu leur certificat de compétence en langue (CLES). Il sera généralisé à partir de juillet 2021 à l’ensemble de l’université : tous les diplômé·e·s 2019-20 et 2020-21 vont pouvoir progressivement en bénéficier, ce qui représente 20 à 25 000 diplômes par an. Si des expérimentations ponctuelles ont eu lieu, principalement sur des promotions réduites dans des grandes écoles, l’Université de Lille est la première en France à la déployer à une telle échelle.

L’établissement est en effet très impliqué dans le déploiement des infrastructures numériques pour des services publics de confiance, reposant sur des technologies blockchain. Il a été lauréat début 2021 d’un appel à projet européen pour déployer une telle infrastructure publique européenne en France et y installer un système de certification, Fr.EBSI. L’Europe, en effet, n’a pas d’autorité centrale pour certifier l’authenticité des diplômes des différents pays qui la composent, un frein à la mobilité de sa population active. Les technologies blockchains fournissent une solution, sous la forme d’une base de données décentralisée, infalsifiable, et pérenne. Par nature, ces technologies blockchains garantissent éternellement l’authenticité des diplômes, indépendamment de l’entité qui les fournit − en l’occurrence, une société française, BCdiploma. L’expérience acquise par l’Université de Lille servira ensuite à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur.